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jeudi 7 novembre 2013

Dans la garde-robe d'une parisienne

Il y a quelques semaines j'ai eu la chance d'être invitée au vernissage de la toute nouvelle exposition du Musée Carnavalet, "Roman d'une garde-robe", et qui est une exposition "hors-les-murs" du Musée Galliéra.
Le principe de l'exposition est intéressant, (le titre complet étant "le chic d'une parisienne de la belle Époque aux années 30) puisqu'elle nous propose de pousser la porte de la garde-robe d'une jeune femme du début du siècle dernier, Alice Alleaume, première vendeuse chez Chéruit et probablement ancêtre des modeuses que l'on peut connaître actuellement.
Et quelle garde-robe !!
Issue d'une famille étroitement liée au monde la couture, Alice à hérité d'un goût et d'un raffinement que l'on peut deviner à la vue des robes griffées Chéruit ou Lanvin, des chaussures du soir magnifiquement ornées, des chapeaux d’Alphonsine ou des bijoux étincelants qui agrémentent les tenues…
L'exposition est très complète puisqu'elle comprend aussi bien des robes sur mannequins, que de photos, des extraits de magazines ou encore des gravures et autres lettres manuscrites, de plus elle se présente vraiment comme un parcours de la vie de la jeune Alice qui sort énormément, va à des soirées avec des robes à couper le souffle, se marie comme toute jeune fille de bonne famille et continue à prendre soin d'elle-même avec une garde-robe qui évolue mais conserve ce "je-ne-sais-quoi" qui plaît tant aux américains!


Lorsqu'elle devient maman sa fille profite bien évidemment du goût affûté de sa mère pour les belles pièces.
J'ai beaucoup aimé cette exposition car à l'heure où la mode s'uniformise, où l'on peut ( et va) retrouver les mêmes vêtements à Londres, Tokyo ou Pékin voir , ou revoir, une mode personnalisée avec des pièces crées pour durer une vie entière et même être transmises ( de nos jours ça parait limite aberrant de pouvoir conserver des pièces suffisamment en bon état pour pouvoir être transmises et c'est bien dommage...) et bien ça fait juste du bien et on en redemande en quittant, presque à regret l'espace d'exposition !!
Pas de doute sur le fait que  "Roman d'une garde-robe" est une exposition à voir !!
Pour conclure:
++: L' exposition est magnifique et la sortie par le jardin achève de mettre le sourire aux lèvres.
--: dommage de ne pas pouvoir admirer certaines pièces à la lumière naturelle (la configuration du musée ne le permet évidemment pas).




"Roman d'une garde-robe" est une exposition visible jusqu'au 16 mars 2014 .
Musée Carnavalet
23 rue de Sevigné
75003-PARIS
Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h
sauf les lundis, jours fériés, dimanches de Pâques et de Pentecôte.

mercredi 9 octobre 2013

(1/2 ) almost free #15: Azzedine Alaïa

Cette semaine l'exposition gratuite est seulement à demi-gratuite tout simplement parce qu'elle se décompose en 2 parties et que seule l'une d'elle est en accès libre.
Nous allons donc nous concentrer sur la partie gratuite qui fait partie de la grande rétrospective consacrée à Azzedine Alaïa et concrétisant plus de 30 ans de carrière et qui se tient au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris.
Crédit-photo:PatrickDemarchelier

Aujourd'hui âgé de 73 ans, Azzedine Alaïa a tout d'abord reçu une formation de sculpteur aux Beaux-arts de Tunis et cela se voit clairement dans son travail tant ses vêtements sont structurés:
tout n'est d'ailleurs que structure dans son travail, la taille extrêmement marquée, les zips etc...
Chaque robe est accompagnée d'un petit texte qui la situe dans l'historique de la vaste carrière du créateur et pas moyen de confondre une période avec une autre tant les inspirations de cet artiste peuvent varier et même nous surprendre.
Étonnante dextérité dans le maniement des matériaux, je doute que tout le monde puisse travailler avec un pareil rendu la peau de crocodile...
La scénographie de l'exposition, épurée à l'extrême met bien en valeur les vêtements autour desquels on ne peut pas tourner ce qui est bien dommage tellement ils sont riches en détails.


J'ai  apprécié l'accord entre les peintures de Matisse et les robes d'Alaïa crée dans la salle qui porte le nom du célèbre peintre:
décloisonner ainsi la mode et l'art en utilisant tantôt un fort contraste de couleurs et de formes tantôt une quasi-monocromie et une grande rigueur structurelle est une excellente idée à l'heure où tout doit être normé et rangé bien sagement dans sa case.
Pour conclure:
++: Un excellent prétexte pour visiter les collections permanentes du musée.
-- : dommage que la seconde partie de l'exposition soit payante, tout le monde ne fera donc pas l'effort d'aller la voir.

Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Exposition ouverte jusqu'au 26 janvier 2014 (dans la salle Henri Matisse)
Accès gratuit pour les collections permanentes/
Ouvert de 10h à 18h tous les jours sauf les jours fériés et en nocturne le jeudi jusqu'à 21h.
Évidemment rien ne vous empêche d'aller voir la suite au Musée Galliera (c'est d'ailleurs là que réside la majeure partie de cette rétrospective):
Musée de la mode et du costume
10 avenue Pierre 1er de Serbie
75116-PARIS
Ouvert de mardi au dimanche de 10h à 18h

mardi 16 juillet 2013

Au Musée des Arts Décoratifs


Comme je le disais en écrivant ma wish-list ça faisait un petit moment que je n'avais pas été voir une exposition au Musée des Arts Décoratifs, la raison est simple:
les thématiques sont plutôt liées à la mode et ces derniers temps j'ai été totalement happée par le monde de l'art qu'il soit contemporain ou plus classique toutefois "chassez le naturel il revient au galop"c'est bien connu.




"La mécanique des dessous" est une exposition qui nous permet de voir comment les femmes, mais aussi les hommes, ont cherché à modifier leurs silhouettes depuis des temps très reculés car si l'exposition ne montre des modèles qu' à partir du XVI éme siècle il y fort à parier que cette recherche d'uniformité physique date de bien plus longtemps que ça ...
C'est assez impressionnant de voir les tailles resserrées à l'extrême par des corsets en métal parfois (!!!!) et un peu inquiétant d'apprendre que dès l'âge de 2 ans les petites filles étaient soumises au port du corset certes moins rigides que celui des femmes adultes mais un corset tout de même et imaginer le petit ventre qu'elles ont toutes à cet âge prit "au piège" dans un corset fait un peu mal au coeur quand même.
Donc entre faux-cul, soutien-gorge rembourrés et autres gaines les préoccupations des siècles précédents n'étaient finalement pas bien éloignées des nôtres.







J'ai beaucoup aimé le fait que l'exposition ne se consacre pas uniquement aux subterfuges utilisés par les femmes pour modifier leur silhouette et qu'une partie de l'exposition soit également consacrées aux hommes:
dans une recherche de virilité ils se faisaient bomber le torse, utilisaient des ceintures d'estomac et même des formes qui ajoutées aux mollets (ou ailleurs) faisaient illusion tant que l'homme était habillé !
A l'heure du slip qui sent bon comment ne pas comprendre la démarche ?

Intéressant également de voir qu'à des époques où les moyens techniques étaient nettement moins développés que maintenant ils trouvaient néanmoins, à grands renforts de fanons de baleines et autres crins de cheval, des méthodes pour parvenir au résultat escompté.
La scénographie proposée, par Constance Guisset, donne à l'exposition beaucoup d'allure car elle est très sobre, l'ensemble des silhouettes présentées étant sous vitrines, toutefois afin de préserver les oeuvres la luminosité de l'espace d'exposition est vraiment très faible ce qui est quand même gênant si l'on souhaite prendre quelques notes.
Coup de coeur pour l'espace consacré à l'essayage des corsets et autres paniers, reconstitués à l'identique ils permettent de se mettre quelques instants à la place de ces femmes.
Vers la fin du parcours une série de mannequins proportionnés aux mensurations qu'exigeaient chaque époque permet de se rendre compte de l'évolution de la silhouette au gré des modes:
on observe ainsi comment les contraintes mécaniques imposées au corps l'ont modifié et c'est impressionnant car vu que le corps n'est tout de même pas si malléable on imagine bien les conséquences sur la structure interne du port d'un corset en pleine période de croissance !



Pour conclure :
++: l'exposition est très riche puisque c'est près de 200 silhouettes qui sont exposées.
--: j'ai trouvé la lumière beaucoup trop faible, pour moi qui aime prendre des notes et faire des croquis ce n'était pas les conditions idéales (comme prendre des notes en cours magistral d'histoire de l'art quand on éteint la lumière pour voir les diapositives ...).

Musée des Arts Décoratifs:
107 rue de rivoli
75001-PARIS
Du mardi au dimanche de 11h à 18h, nocturne le jeudi jusqu'à 21h uniquement pour les expositions temporaires.
Exposition ouverte jusqu'au 24 novembre 2013

lundi 15 juillet 2013

la petite robe noire

Commençons cette semaine, qui par un heureux hasard sera très très "girly", en parlant de l'exposition qui se tient actuellement au Mona Bismark American Center:
"Little black dress".



Le Mona Bismark American Center, qui se situe avenue de New-York, est un lieu que je ne connaissais pas du tout à 2 pas du Palais de Tokyo et du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris il est abrité dans un très joli hôtel particulier de l'avenue de New-York avec en prime une vue magnifique sur la tour Eiffel.








"Little Black Dress" est une exposition dédiée à un élément de garde-robe que nos rêvons toutes d'avoir:
la fameuse petite robe noire, celle qu'il suffit d'enfiler pour se sentir au top, celle qui colle à toutes les
 circonstances et qui en fonction des accessoires sera parfaite pour un rendez-vous amoureux ou pour une réception...
Je parle de rêve car je n'ai, pour ma part, pas encore mit la main sur ce graal car bien évidemment j'ai plusieurs robes noires (je suis une fille) qui se plient aux exigences liées aux circonstances mais je n'ai pas LA robe, non celle qui me sauvera la mise à toutes les occasions j'avoue que je la cherche encore!

Dans l'exposition c'est près d'une cinquante de robes qui sont mises en scène dans une scénographie sobre qui les met particulièrement en valeur:
rouge, noir, blanc on a dit SOBRE et c'est utile puisque
grace-kelly
Crédit-photo:YousufKarsh
de cette façon on ne voit que les robes et c'est bien ce
qu'on est venu voir à la base !!
On peut ainsi voir de prés des robes Givenchy, Stella McCartney ou encore Chanel, un vrai plaisir pour les yeux et surtout une jolie découverte car le Mona Bismark American Center organise seulement 2 ou 3 expositions par an et la prochaine qui sera consacrée à Yousuf Karsh, le célèbre photographe, qui débute en octobre sera une excellente occasion d'y retourner.

Pour conclure:
++: un très joli lieu, un acceuil exemplaire, j' ai vraiment été séduite par le lieu et je ne demande qu' à y retourner !!
--: malgré prés de 50 robes exposées on reste un peu sur sa faim, peut-être trop gâtée par l'exposition "haute-couture"...



Mona Bismark American Center:
34 avenue de New-York
75116-PARIS
Exposition ouverte jusqu'au 22 septembre 2013 .