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mercredi 4 décembre 2013

Almost Free#21: Lasco project

Le bon plan de cette semaine c'est en vous rendant (sous certaines réserves) au Palais de Tokyo que vous pourrez en profiter:
après le succès de la tour Paris13, l'intérêt du public ( et des médias) pour l'art urbain ne se dément pas et quand une institution telle que le Palais de Tokyo donne carte-blanche à des artistes-graffeurs pour prendre possession d'un espace ça vaut clairement le détour croyez-moi!
Instauré en septembre 2012 le "Lasco project", qui doit son nom au fait qu'il se trouve dans "les entrailles" du Palais de Tokyo, à été actualisé avec de nouveaux artistes en novembre 2013.

Crédit-photo:LascoprojetPalaisdeTokyo

Le lieu est particulier, je vous rappelle qu'il se trouve dans un sous-sol, et dégage une atmosphère tout aussi particulière:
on est totalement immergé dans cet espace éclairé uniquement au néon où les graffeurs ont laissés libre cours à leurs inspirations diverses et variées (il y a effectivement de nombreux styles représentés dans ce projet).
La seule contrainte semble être de respecter un code couleur (noir, blanc, rouge) imposé par les initiateurs de projet: Lek et Sowat.
Intéressant de voir que dans cet espace, qui rappelle les conditions réelles d'exercices des graffeurs (lieux désaffectés, abandonnés) certaines règles sont contournées ainsi verra-t-on des graffitis se superposer (ce qui est considéré comme un affront ultime dans la rue), se compléter voir se répondre.
En passe de devenir un lieu-culte le "Lasco project" à servit de décor pour certaines scènes au dernier film de Larry Clark "The Smell of Us" tourné en juillet 2013.
Si vous n'avez pas eu la chance de visiter la tour Paris 13 avant sa fermeture définitive au public, allez donc visiter le "Lasco project" pour vous faire votre propre idée de ce phénomène en train de devenir un réel mouvement artistique et qui monte petit à petit.


Attention cet espace est en accès gratuit (accompagné d'un médiateur) seulement certains jours:
mercredi, samedi et dimanche à 12h30.
Et ceci sous réserve que les lieux soient accessibles (aujourd'hui par exemple l'espace est fermé au public) .

Palais de Tokyo

13, avenue du Président Wilson,
75 116 Paris
Ouvert de midi à minuit tous les jours, sauf le mardi

mercredi 27 novembre 2013

Almost free #20: vos rêves nous dérangent

Crédit-photo:Dulce Pinzón
Le bon plan de cette semaine c'est l'exposition (gratuite) qui se tient actuellement au Parc de la Villette ,"Vos rêves nous dérangent", le titre est intrigant et soulève forcement des interrogations c'est plutôt un très bon signe concernant cette exposition qui est excellente.


Accompagnée par le groupe SMV j'ai pu profiter d'une visite nocturne commentée par le commissaire d'exposition autant vous dire que je me suis régalée !!
Organisée en collaboration avec les Rencontres d'Arles cette exposition nous fait voyager tout autour du monde à travers le regard de 3 photographes,  Dulce Pinzón, Mikhael Subotzky et Achinto Bhadra.
Mon coup de coeur absolu va à Dulce Pinzón et à ses héros du quotidien: les mises en scènes sont très réussies et drôles car chaque personnage à un costume adapté à sa super mission du quotidien (son travail) .
Ainsi Spiderman se retrouve-t-il laveur de carreaux tandis que La Chose (des 4 fantastiques) travaille sur un chantier, quand à Hulk il est livreur what else ?






Crédit-photo:Mikhael Subotzky
J'ai aussi beaucoup apprécié le travail de Mikhael Subotzky qui travaille en Afrique du Sud et qui photographie un quotidien plus que difficile dans ce pays où l'apartheid n'est plus (au dire de la loi) mais a laissé des traces...
 Basé dans la ville de Beaufort West son travail est à la fois poétique et terriblement réaliste, on se surprend à avoir un élan de tendresse incontrôlé en voyant des petits visages innocents et des prisonniers (la prison se trouve au centre de la ville et apparement tout le monde y passe au moins une fois ) sagement alignés devant les murs de leur prison.
Evidemment comme souvent lorsqu'il y a de la pauvreté il y a également de la violence à Beaufort West et ça Mikhael Subotzky ne cherche pa à le cacher il nous le montre mais pas d'une manière crue et qui n'aurait que pour fonction de nous faire détourner le regard, non il nous montre à travers de la très belle photographie documentaire une réalité que tout le monde soupçonne...


Impossible de ne pas parler également du travail de Achinta Bhadra qui tout en travaillant avec des moyens réduits au minimum arrive à transmettre au spectateur la formidable énergie qui se dégage de ces jeunes femmes qui ont une rage de vivre qui force le respect.
Vous pouvez voir une vidéo tourné lors de ma visite de l'exposition sur mon compte instagram (mettez le son pour entendre ce que dit la jeune femme).

Parc de la Villette
"Vos rêves nous dérangent"
Exposition ouverte jusqu'au 15 Décembre 2013
Du mercredi au dimanche
de 14h à 19h

samedi 23 novembre 2013

Almost free #19: le Pari(s) Urbain

Crédit-photo:FrancisRenaud

Si vous me suivez sur instagram (quoi vous ne me suivez toujours pas sur instagram ???) vous avez probablement vu passer il y quelques temps la photo de cette toile de Francis Renaud, un des artistes chouchous de la galerie le Pari(s) Urbain.
J'ai eu la chance, via le club artistik rezo, de bénéficier d'une visite commentée de l'exposition "L'art et la matière" comprenant à la fois des travaux de Francis Renaud et des travaux d'Antu, le tout accompagnée d'une coupe de champagne ce qui ne gâche rien !
Située dans le 10 éme  arrondissement de Paris cette galerie fraîchement ouverte (depuis juin 2013) est spécialisée dans l'art urbain autrement appelé street-art.
A la fois show-room, destiné à l'exposition d'oeuvres de façon permanente ou saisonnière, et atelier, personnellement j'adore l'idée de pouvoir personnaliser une oeuvre avec l'aide d'un artiste préalablement choisi .
Cet espace offre un vrai coup de jeune à l'univers de la galerie parisienne car c'est la première fois que ce type de combinaison est proposé au public amateur d'art .
Sous sol
Crédit-photo:leParisUrbain
Et le plus de cette galerie, par rapport à d'autres plus connues et accessoirement bien plus froides et guindées, c'est sans conteste l'acceuil:
il faut bien l'avouer c'est souvent difficile d'oser entrer dans une galerie d'art, on a souvent l'impression de ne pas être à sa place ou de déranger surtout lorsque l'on y connaît rien et qu'on a juste envie de jeter un coup d'oeil et bien vous n'aurez pas cette impression à la galerie le Pari(s) Urbain car les 2 jeunes femmes qui tiennent la galerie en alternance n'ont qu'une envie c'est de faire partager leur passion pour cet art, désormais reconnu, qu'est le street-art.De plus la galerie est fraîche et pimpante, elle possède en plus quelques canapés particulièrement confortables ...

Après le succès de la tour paris 13 (rappelez-vous les queues qui duraient 6 à 8 h) l'intérêt pour le street-art ne devrait que croître dans les années à venir surtout s'il est mit en avant par des personnes jeunes, dynamiques et enthousiastes comme  Edna et Samia.

L'autre bon plan de ce post, outre le fait que l'accès à la galerie soit gratuit, c'est les ventes de noël qui seront organisées dés le 5 décembre à la galerie, l'occasion de remplir sa hôte de père noël avec des oeuvres originales et probablement vues nulle part ailleurs !

Galerie le Pari(s) Urbain
51 rue de l'échiquier
75010-Paris
Ouverte du mardi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous.

mercredi 13 novembre 2013

"Un sourire SVP"

Cette semaine, entre 2 averses, je suis allée voir l'exposition qui se tient actuellement au Point Ephémère autrement dit "un sourire SVP": et l'initiative de Luigi Li (du Jamel Comedy Club) et de Little Shao ( photographe) donne une sacrée collection de photographies qui illustrent une série de pancartes écrites par l'humoriste, pancartes toutes plus savoureuses les une que les autres :


-"Heureusement que la mode est aux fringues vintage ça m'arrange"
-"L'avantage chez moi c'est qu'au moins j'ai un grand jardin"
Le tout est bien évidemment à prendre au second degré (voire au troisième ou au quatrième pour ceux qui n'ont vraiment pas d'humour) l'auteur a, avant tout, souhaité faire une action à sa portée (ne moyennant pas finance mais ludique puisqu'il est humoriste) pour attirer l'attention des passants sur autre chose que le traditionnel "1 euro SVP" devant lequel la plupart des gens passent sans même s'arrêter. Jolie initiative qui a le mérite de faire sourire à une période où ce fameux sourire ne vient pas forcement spontanément ( Novembre, cher mois de Novembre).Tous les bénéfices de cette opération, l'exposition se termine d'ailleurs ce week-end, seront reversés à la Fondation Abbé Pierre.




Les différentes photographies liées à cette exposition sont également visibles sur un tumblr :
"un sourire svp".
C'est aussi une très bonne occasion de découvrir le Point Ephémère qui, en plus d'offrir un lieu de détente relativement atypique, ne manque jamais d'animations puisque des concerts ou autres expositions y sont régulièrement organisés.

Exposition visible jusqu'au 17 novembre 2013
Le Point Ephémère
200 quai de Valmy
75010-PARIS
Ouvert du lundi au samedi de 12h à 2h du matin et le dimanche de 12h à 21h

mercredi 6 novembre 2013

Tout roule..

Il ne vous reste que quelques jours pour découvrir l'exposition qui se tient actuellement à la Gaité Lyrique:

Crédit-photo:Athi Patra Ruga

"Sharp Sharp" qui comme le dit mon titre signifie tout roule ...
Cette année l'Afrique du sud est à l'honneur à Paris après "My Joburg" à la Maison Rouge cet été ou encore l'exposition consacrée à Nelson Mandela et qui s'est tenue à l'Hôtel de Ville de Paris, c'est au tour de la Maison Rouge de nous amener en voyage en Afrique du sud et c'est pour nous, les spectateurs, l'occasion de découvrir ou de redécouvrir un pays, une ville, une société en pleine mutation.
"Ville mutante"ou encore "réinventer la différence", tels sont les thèmes qui ont choisis pour être abordés par la Gaité Lyrique pendant cette session, session qu'elle consacre d'ailleurs chaque année à une ville différente (avant il y a eu Berlin, Istanbul ou encore Portland) c'est donc pour nous l'occasion de découvrir par le biais des installations artistiques des regards différents. De part l'histoire même du pays Johannesburg est une ville complexe à la fois faite des peurs et des espoirs de ses habitants, elle est surtout le théâtre des multiples transformations qui sont à l'oeuvre en Afrique du Sud à l'heure où les jeunes générations ont particuliérement à coeur de continuer à faire bouger les choses:
Jos Auzende, co-commisaire de l'exposition, nous parle de "société à l'âme divisée" la Gaité Lyrique nous amène à assister à sa transformation.

Des revues et des livres à feuilleter en libre accès, des installations à voir, une fresque magnifique à regarder pendant des heures pour en détailler toutes les subtilités le tout dans un lieu baigné de lumière je dis oui et j'espère que vous aussi car j'ai beaucoup apprécié mon passage là-bas.

Pour conclure:
++: l'occasion de découvrir un lieu magnifique en plein coeur de Paris .
--: c'est déjà bientôt fini !!


Vite il vous reste seulement jusqu'au 8 novembre pour découvrir ces jolies installations!
La Gaîté Lyrique
3 bis rue Papin
, 75003 Paris
Ouvert du mardi au samedi de 14h-20h et le dimanche de 12h-18h

mercredi 30 octobre 2013

Almost free #18: le centre culturel du Mexique

Si vous avez envie de voir  Frida Kahlo et Diégo Rivera sans faire la queue pendant des heures ou devoir vous lever à l'aube le bon plan qui suit est fait pour vous :

-Tout d'abord il y a "Complicité" qui est l'une des expositions du Centre Culturel Mexicain qui se tient actuellement et ceci jusqu'au mois de décembre 2013, elle regroupe essentiellement des photographies du couple prit dans le contexte politique, social et culturel dans lequel ils évoluaient ensembles.
Ces photographies sont aussi prises par des anonymes que par des personnalités plus connues, comme Lucienne Bloch ou  Hugo Brehme, elles ont pour point commun de nous montrer un couple qui, par ses engagements aussi bien artistiques que politiques, marche dans la même direction.
-Toujours au Centre Culturel Mexicain une seconde exposition est consacrée au photographe Léo Matiz, connu comme l'un des 10 meilleurs photographes du monde et il n'était pas seulement photographe puisqu'il exercait également en tant que peintre, acteur ou encore éditeur: dans cette exposition Léo Matiz nous offre là encore une vision assez intime du couple puisque nous pouvons les voir dans leur vie quotidienne et certains regards, expressions disent tout ...

Ce qui m'a captivée dans ces expositions c'est de les voir tous les deux côté à coté, Frida porte les cheveux courts sur certaines photos, ce qui amène d'elle une image totalement différente de celle qu'on a l'habitude de voir et c'est aussi ce qui différencie très nettement ces expositions de celle du Musée de l'Orangerie: la relation du couple n'est pas suggérée mais bien visible et cela les humanise énormément je trouve car au-delà du mythe ils étaient avant tout un homme et une femme ...


Alors bien sûr c'est nettement moins grand que l'exposition (déjà relativement petite) du Musée de l'Orangerie mais c'est également gratuit ce qui est une donnée non-négligeable !!
Et la vitrine, en cette veille del "Dia de los muertos", est à voir absolument !!
Pour conclure:
++: Très sympathique d'entendre les employés du Centre parler espagnol ça colle parfaitement avec le dépaysement lié aux expositions.
--: Les horaires sont un peu compliqués (avec fermeture entre 13h et 14h30 tous les jours ) et la fermeture le samedi n'arrange pas vraiment un planning surchargé..


"Complicité"- "Léo Matiz, photographies"
Centre Culturel Mexicain
119 rue Vieille du Temple
75003-PARIS
Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 13h puis de 14h30 à 18h.
Photographies visibles jusqu'au 20 décembre 2013

mercredi 23 octobre 2013

Almost free #17: Le 116

Cette semaine la petite chronique gratuite ne se passe pas à Paris ...
Rassurez-vous ce n'est pas non plus à l'autre bout du monde puisque ça se passe à Montreuil et que c'est accessible en métro !!
Qu'est-ce qui m'a donc attirée hors de mon fief ?
L'ouverture d'un nouveau centre d'art contemporain:
le 116, nom parfait histoire de se rappeler l'adresse du lieu, c'est difficile de faire mieux!!


Le 116 s'annonce comme un espace de rencontres, d'échanges et d'expositions:
résidence pour artistes, lieu d'échange avec les habitants du quartier, lieu d'exposition avec visites commentées, conférences et débats, l'idée est de permettre aux professionnels, aux artistes et au public de communiquer, d'être en phase pour mieux avancer.
Rien de plus désespérant qu'un artiste enfermé dans sa tour d'ivoire et très éloigné des réalités ou qu'un public qui pense que l'art est réservé aux élites car de toutes façons "on n'y comprend rien"...
L'idée de mettre la médiation au coeur du projet ne pouvait que me plaire et je confirme que ce nouveau centre d'art contemporain est plein de promesses et d'innovations avec par exemple le seul bureau francophone de l'université de silence ("The Silent University"), une communauté où les seules valeurs d'échanges sont le temps, le savoir, le partage.
L'exposition qui se tient actuellement au 116 se nomme "singularités partagées":
elle porte son nom à merveille puisqu'il s'agit d'une sorte de "catalogue des désirs collectifs", de plus elle reprend un des thèmes fondateurs à l'origine de la création du centre autrement dit l'idée de voir l'art comme un outil de communication et non comme un frein, une sphère inaccessible.
Cette idée d'accessibilité de l'art étant un concept chér à mon coeur, je ne peux que vous recommander d'aller faire une visite et de vous faire votre propre avis !

Et le meilleur pour la fin: puisque c'est dans la rubrique "almost free", c'est gratuit !! Un audio-guide est également mis à la disposition du public, il nous parle davantage de l'histoire liée au bâtiment que de l'exposition mais cette histoire est suffisamment atypique pour être entendue avec plaisir. Vous trouverez également, si vous y alliez rapidement, une bande-dessinée tirée à 4000 exemplaires et qui raconte l'histoire du centre, vu qu'elle continuera d'être publiée au fil des expositions c'est un numéro collector !!
Pour conclure:
++: ce n'est pas souvent que l'on peu assister à la naissance d'un centre d'art contemporain qui à de fortes chances de compter dans les années à venir !
-- : c'est encore un peu vide, mais rien de plus normal pour un démarrage qui, je vous le rappelle, à eu lieu la semaine dernière !!

"Singularités partagées"
Exposition visible jusqu'au 11 janvier 2014.
116, centre d'art contemporain
     116, rue de Paris
     93100-Montreuil
Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h.

samedi 19 octobre 2013

almost free #16: Photoquai

Cette semaine le "almost free" (rubrique particulièrement chère à mon coeur) est consacré à l'exposition "Photoquai" qui se tient actuellement devant le majestueux Musée du quai Branly.

"Photoquai", qu'est ce que c'est exactement ?
Crée 1 an après l'ouverture du musée en 2007, cette biennale des images du monde a pour but de nous faire découvrir la photographie contemporaine mondiale. Autrement dit avec "Photoquai" vous pourrez voir le travail de 40 photographes issus de près de 29 pays non-occidentaux soit 400 photographies:
alors au revoir New-York, Berlin ou San Francisco, pour une fois, et bonjour au Japon, à la Chine, à la Colombie ou au Burkina Faso.
Car si tout le monde connaît Robert Doisneau, par exemple, c'est l'occasion de découvrir ces magnifiques photographies faites dans le monde entier, ça fait vraiment un bien fou de sortir des sentiers battus, des images convenues ou volontairement sulfureuses qu'on voit habituellement car l'art ne se limite pas aux galeries, aux expositions ou aux écoles il est partout, tout le temps et même, surtout, dans ces petits moments du quotidien qui sont admirablement saisis dans cette exposition .
Décloisonner enfin l'art, donner l'occasion au simple passant d'être saisi par la beauté d'une photographie sans rien avoir préméditer, j'adore et je cite avec plaisir Christine Coste:
"Les frontières n'appartiennent qu'à ceux qui les dressent"



Le fil conducteur choisit cette année est, de plus, vraiment interessant:
la figure humaine, vaste programme n'est-ce pas ?
Beaucoup de portraits mais pas seulement puisque le corps humain ayant été choisi comme unité de mesure on retrouvera également des paysages, des architectures, des vêtements ou des objets qui accompagnent le sujet et nous par la même occasion au pays des merveilles...
Si toutes les photographies sont à voir j'ai, personnellement, eu un réel coup de coeur pour le travail du Brésilien Gustavo Lacerda:
son travail avec des personnes atteintes d'albinisme est fantastique et traduit en teinte douce une réalité qui l'est souvent nettement moins.
"Regarde-moi" étant la thématique de l'exposition cette année je n'ai qu'une seule chose à vous dire:
allez-y, en famille, seul ou en groupe la visite vaut clairement le déplacement !!




 L'exposition sera visible jusqu'au 17 novembre 2013.
Et si regarder les images ne vous suffit pas des visites thématiques sont organisées par le musée le jeudi soir de 19h30 à 21h et le samedi de 17h à 18h30.
Plus d'informations directement sur le site de l'exposition:
www.photoquai.fr

mercredi 9 octobre 2013

(1/2 ) almost free #15: Azzedine Alaïa

Cette semaine l'exposition gratuite est seulement à demi-gratuite tout simplement parce qu'elle se décompose en 2 parties et que seule l'une d'elle est en accès libre.
Nous allons donc nous concentrer sur la partie gratuite qui fait partie de la grande rétrospective consacrée à Azzedine Alaïa et concrétisant plus de 30 ans de carrière et qui se tient au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris.
Crédit-photo:PatrickDemarchelier

Aujourd'hui âgé de 73 ans, Azzedine Alaïa a tout d'abord reçu une formation de sculpteur aux Beaux-arts de Tunis et cela se voit clairement dans son travail tant ses vêtements sont structurés:
tout n'est d'ailleurs que structure dans son travail, la taille extrêmement marquée, les zips etc...
Chaque robe est accompagnée d'un petit texte qui la situe dans l'historique de la vaste carrière du créateur et pas moyen de confondre une période avec une autre tant les inspirations de cet artiste peuvent varier et même nous surprendre.
Étonnante dextérité dans le maniement des matériaux, je doute que tout le monde puisse travailler avec un pareil rendu la peau de crocodile...
La scénographie de l'exposition, épurée à l'extrême met bien en valeur les vêtements autour desquels on ne peut pas tourner ce qui est bien dommage tellement ils sont riches en détails.


J'ai  apprécié l'accord entre les peintures de Matisse et les robes d'Alaïa crée dans la salle qui porte le nom du célèbre peintre:
décloisonner ainsi la mode et l'art en utilisant tantôt un fort contraste de couleurs et de formes tantôt une quasi-monocromie et une grande rigueur structurelle est une excellente idée à l'heure où tout doit être normé et rangé bien sagement dans sa case.
Pour conclure:
++: Un excellent prétexte pour visiter les collections permanentes du musée.
-- : dommage que la seconde partie de l'exposition soit payante, tout le monde ne fera donc pas l'effort d'aller la voir.

Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Exposition ouverte jusqu'au 26 janvier 2014 (dans la salle Henri Matisse)
Accès gratuit pour les collections permanentes/
Ouvert de 10h à 18h tous les jours sauf les jours fériés et en nocturne le jeudi jusqu'à 21h.
Évidemment rien ne vous empêche d'aller voir la suite au Musée Galliera (c'est d'ailleurs là que réside la majeure partie de cette rétrospective):
Musée de la mode et du costume
10 avenue Pierre 1er de Serbie
75116-PARIS
Ouvert de mardi au dimanche de 10h à 18h

mercredi 2 octobre 2013

Almost Free #14: Virgule etc...


Cette semaine au Palais de Tokyo vient de s'ouvrir "Virgule etc ...", une exposition consacrée à Roger Vivier.
J'entends déjà que certains se demandent qui est Roger Vivier:
c'est un artisan-bottier qui, avant d'être styliste, à étudier la sculpture à l'école des Beaux-arts de Paris, passage qui a très largement influencer son célèbre goût pour la ligne et notamment la création de son fameux talon-virgule.
Comme je suis une fille, que j'aime la mode, et tout particulièrement les chaussures bien évidemment, je ne pouvais décemment pas rater ça, ce qui fait qu'à peine l'exposition ouverte j'ai investi le Palais de Tokyo pour voir tout cela de plus près.
Et je n'ai pas été déçue par ce que j'y ai vu.
Tout d'abord la scénographie cette exposition, imaginée par Jean-Julien Simonot, rend vraiment hommage à cet artiste qu'est Roger Vivier, car ces chaussures qui sont tellement belles qu'on peine à les imaginer arpentant le bitume parisien, ici les souliers de Roger Vivier sont présentées dans de précieuses vitrines comme dans les plus beaux musées du monde:
140 modèles s'offrent donc à la vue des visiteurs curieux, connaisseurs ou pas pour une très jolie exposition qui mérite rien que pour le plaisir des yeux d'être vue par toutes (et tous hein car les jolies choses ne sont pas réservées qu'aux femmes).




Ensuite d'un point de vue purement esthétique les modèles imaginés par Roger Vivier racontent tous, et ceci indépendamment les uns des autres, à quel point cet homme à une démarche intéressante et créative d'ailleurs il dit lui-même de son travail:
« Depuis toujours la ligne me passionne, confiait le bottier, cinq cents fois je refais mon dessin pour vérifier la justesse de l’idée et respecter l’architecture du pied »
 Et le résultat apparait sans conteste à la hauteur de l'exigence qu'il a pour son travail, ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'on à pu avoir l'occasion de voir des chaussures Roger Vivier aussi bien aux pieds d'Elizabeth II, qu'a ceux de Catherine Deneuve ou plus récemment à ceux de Anne Hathaway ou encore Cate Blanchett.

J'ai déjà hâte de voir ce que nous réserve le Palais de Tokyo pour la suite de son "Fashion Program":
il s'agira d'explorer par le biais d'expériences inédites, ayant attrait au domaine de la mode, de la création et de la beauté, notre rapport au corps et au visible, tout un bien joli programme donc.


Palais de Tokyo
13 avenue du président Wilson
75116-PARIS
Ouvert du lundi au dimanche de midi à minuit.

mardi 24 septembre 2013

Almost Free #13: La tour Paris 13


Si vous me suivez sur instagram vous savez que cette semaine j'ai eu la chance de visiter en avant-première la Tour Paris 13.
Mais qu'est-ce que la Tour Paris 13 me direz-vous ?
On l'a vu part sur instagram cet été tant elle attirait l'attention avec ses façades orange fluo impossible de la rater que l'on soit à pieds, à vélo, en métro ou en voiture.
La Tour Paris 13, c'est à la base un immeuble désaffecté qui comme tant d'autres est voué à la destruction du fait de sa vétusté sauf qu'avant que cette destruction ait lieu une centaine d'artistes, venus des 4 coins du monde, ont permis à cet immeuble, que rien jusqu'à maintenant ne distinguait des autres immeubles d'habitation du quartier, de devenir la plus grande exposition éphémère de street-art  du monde et ceci à l'initiative de la galerie Itinerrance, spécialisée dans le street-art:
éphémère parce que cette tour sera détruite au début du mois de novembre et que vous avez donc tout juste un mois pour la visiter.


 Décrire l'expérience que représente la visite de cet immeuble est difficile et je vais vous dire pourquoi:
d'abord parce que chacun vivra l'expérience diffèrement selon son propre rapport à l'art urbain mais aussi parce que c'est un immeuble de 9 étages qui comporte plus d'une trentaine d'appartements qui ont tous été investis par les artistes et cela sur une durée de plus de 7 mois.
La tour Paris 13 c'est donc des centaines de mètres carrés à parcourir, autant de portes à ouvrir et à fermer, des escaliers à monter et à descendre, des murs détruits et d'autres qui ne tiennent plus qu'à une brique ou deux !!
 Autant dire que l'on sort de cette visite légèrement déboussolé et ce trouble est causé tant par les effets de la peinture qui est encore toute fraîche (certains appartements ne sont pas encore terminés et des artistes y logent encore !) que par la désorientation bien légitime que provoque les allées et venues multiples (est-ce que je suis déjà passé par là ??) qui sont nécessaires pour voir tout ce que recèle cet immeuble étonnant où mêmes les caves ont reçus un traitement particulier...

J'ai beaucoup aimé la visite de cette galerie éphémère pour plusieurs raisons:
tout d'abord parce que c'est gratuit (vous connaissez mon amour immodéré pour les "bons plans" culturels), les artistes sont venus à leurs frais pour faire un travail qui à prit des mois  et rien ne sera à vendre !
A l'heure où tout se monnaye, surtout dans le monde de l'art, c'est rafraichissant de voir une démarche "différente ":
 en terminant ma visite je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Keith Haring qui tout au long de sa carrière n'a eu de cesse d'offrir ses dessins partout où il se rendait alors même qu'ils coûtaient de véritables fortunes .
Ensuite parce que chaque artiste à amener son univers propre et que chaque appartement est donc différent, original certains étant encore meublés on s'imagine sans trop de difficultés à la place de l'artiste qui se lève le matin en réfléchissant à ce qui lui reste à faire !

Et surtout parce que cette tour c'est comme un fantasme d'enfant qui se réalise:
on dessine sur les murs ou sur le parquet, on casse et les murs et les fenêtres et au lieu de se faire réprimander on à le droit à des félicitations que demander de plus franchement ??


Pour conclure:
++: une très jolie initiative avec un bel esprit de collectif pour permettre à tout le monde de découvrir le street-art en tant qu'art à part entière et non plus seulement comme une simple dégradation urbaine.
-- : en tant que plasticienne en herbe j'ai du mal à imaginer que tous ces travaux, superbes chacun à leur manière sont voués à disparaître ...


La Tour Paris 13
1-5 rue fulton
75013-PARIS
Ouverte au public du 1er octobre au 31 octobre 2013

mardi 10 septembre 2013

Almost free #12: La design week à Paris

Ré-enchanter le quotidien:
c'est pour moi la définition parfaite du design et même si ça veut dire exactement la même chose que la définition du dictionnaire cette définition-là est bien plus poétique.

Comme je le disais dans la wish-list de la semaine cette semaine c'est la design week parisienne et c'est vraiment l'occasion de visiter les galeries dans lesquelles on n'ose pas rentrer d'habitude, de voir des artistes in-situ, d'assister à des conférences ou à des débats, de se déplacer dans des endroits qu'on a pas l'habitude de fréquenter (liste non-exhaustive bien évidemment) bref de mettre un peu de magie dans le quotidien à l'heure où l'automne pointe le bout de son nez.



Pour ma part je ne pourrai pas tout voir bien évidemment, et ceci malgré ma bonne volonté, mais je suis déjà ravie de ce que j'ai pu voir pour le moment et notamment ma découverte de l'institut culturel néerlandais, un vrai havre de paix d'où j'ai eu du mal à m'extraire tant je m'y sentais bien.
L'institut culturel néerlandais c'est aussi une bibliothèque ouverte à tous, des cours de  langues et bien sûr des expositions.
D'ailleurs l'exposition qui se tient actuellement au quatrième étage présentant des objets de design appartenant à Lidewij Edelkoort est très intéressante et permet de voir des pièces inédites et uniques.

121 rue de Lille
75007-PARIS
Expositions visibles tous les jours de 13h à 19h, fermeture le lundi.




L'autre exposition que j'ai pu voir aujourd'hui c'était au "Lieu du design" dans le 12 éme arrondissement :

"Lost in Paris"
En partant du fait que Paris est la première destination touristique mondiale et que les touristes ne sont pas les seuls à avoir le droit de découvrir Paris pour la première fois, cette exposition nous propose de porter un regard neuf sur la ville même en la connaissant par coeur !
Pour moi l'exposition remplit pleinement sa fonction puisqu'elle propose des sourires, des haussements de sourcils et des regards complices parmi les spectateurs et que c'est un des fondements de base du design que de générer des émotions.

 Lieu du design
74 rue du faubourg Saint-Antoine
75012-PARIS


Toutes les informations relatives à la design week 2013 sont accessibles sur le site dédié:
Plusieurs parcours thématiques sont proposés mais avec toujours la possibilité de se balader le nez au vent dans la rue en se laissant guider par les drapeaux "fashion week" qui flottent un peu partout dans la ville cette semaine.
Et je n'ai pas l'intention de m'arrêter en si bon chemin !!

jeudi 1 août 2013

Almost free #11: Les parisiennes

Cette semaine le "almost free" est consacré à une exposition qui se tient à la cité de la mode et du design:

Crédit-photo:agence RogerViollet
"Les parisiennes"

Vaste sujet hein ?
Ici il s'agit d'une série de clichés appartenant à l'agence Roger-Viollet.
Ces photographies, qui ont été prises entre 1880 et 1960, sont en noir et blanc et elles sont l'essence de l'idée que l'on se fait de la parisienne:
jolie, sexy, toujours en activité mais bien coiffée !!
Toujours occupée la parisienne même en été,
on peut aussi apercevoir au détour des photographies tous les lieux mythiques de Paris:
les quais de Seine, Montmartre, les Tuileries et ses célèbres petits bateaux bref un tour complet de Paris en images et en beauté.
J'ai adoré mes perdre dans les dédales de la cité de la mode et du design à la recherche des clichés qui sont disséminés dans tout le bâtiment !





C'est de plus une excellente occasion de se rendre quai d'Austerlitz parce que la cité de la mode et du design c'est le lieu branché de cet été avec une architecture exceptionnelle que l'on remarque de loin,la cité de la mode et du design c'est également des boutiques, mais aussi le Wanderlust et sa célèbre terrasse (occasion rêvée de déguster un cocktail face à la Seine) ou encore le Nüba ( le premier club sur toit de Paris).


C'est cette partie du 13 ème arrondissement qui, à 2 pas du MK2 Bibliothèque (qui vous le savez fait partie de mes nombreuses résidences secondaires...), du palais omnisport de Paris-Bercy, de la piscine Joséphine Baker (une piscine sur une péniche il faut aller y faire une petite tête pour au moins une fois pour se "baigner" dans la Seine !!), de la ligne 14 du métro, bref un quartier est en pleine mutation où une petite balade  est très recommandée !!




Cité de la mode et du design
34 quai d'Austerlitz
75013-PARIS
Ouvert tous les jours de 12h à minuit.
Exposition ouverte jusqu'au 6 octobre 2013.

mercredi 24 juillet 2013

Almost free (ou presque ) #10: Le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Cette semaine le "Almost free" est un peu particulier puisqu'il est sous conditions, je m'explique:
en me rendant au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris pour  aller visiter l'exposition consacrée à Danh Vo j'ai eu l'agréable surprise d'apprendre que l'entrée était gratuite pour les possesseurs du "Tokyo Pass"(la carte annuelle d'accès au palais de Tokyo qui est juste en face) et comme je possède le fameux "Tokyo Pass" j'ai donc pu profiter de l'exposition gratuitement ce qui n'est jamais négligeable et du coup c'est tout le musée qui est en accès libre y compris la rétrospective consacrée à Keith Haring !!



Danh Vo est un artiste vietnamien que je ne connaissais absolument pas avant d'apercevoir dans la presse un cliché de l'exposition, étant une vraie curieuse j'ai fait quelques recherches sur son travail et pour compléter le tout il me fallait bien évidemment voir les oeuvres in-situ.
Déjà le titre de l'exposition n'est pas commun:
"Go Mo Ni Ma Da"

Ce mélange d'anglais et de vietnamien supposé vouloir dire "Good Morning Madame" pose sans le moindre doute le ton de l'exposition:
les oeuvres de Danh Vo sont d'abord là pour nous interroger et non nous apporter un regard frontal sur ses idées.







Je vais ici vous parler des oeuvres qui m'ont le plus touchées car son travail , à moins d'être documenté en amont, peut laisser perplexe (comme souvent en art contemporain d'ailleurs ):
l'exposition commence pour 3 lustres, magnifiques au demeurant mais quelle est leur fonction est la question qui vient automatiquement à l'esprit ?
Danh Vo avance une réponse qui montre l'extrême sensibilité de son travail puisqu'il dit que pour lui ce sont les "témoins silencieux d'un moment d'histoire qui ne marque pas la fin de la guerre mais le début d'une tragédie qui à touché des millions de personnes", il fait ici allusion aux Accords de paix signés entre les Etats-Unis et le Vietnam en 1973.
Et leur titre est tout simplement l'heure et la date précise à laquelle ils ont été décroché:
frissons garantis...

Le seconde partie de son travail qui m'a particulièrement interpellée c'est l'oeuvre appelée "We the people":
il s'agit d'une reproduction de la statue de la liberté, offerte aux Etats-Unis par la France en 1886 (un peu d'histoire ne fait jamais de mal!!), présentée morcelée sous la forme de 20 fragments.
Danh Vo dit de son oeuvre:
"Je considère cette oeuvre comme l'éventail de tout ce à quoi on peut prétendre aujourd'hui en termes de liberté'
La scénographie du lieu, extrêmement épurée, rend l'oeuvre quasi-fantomatique presque inquiétante et me fait dire que Danh Vo à réussi à faire passer son message même si comme je le disais au début de l'article la première approche de son travail peut être déroutante ...
ici l'artiste nous livre donc son point de vue sur le décolonisation, sujet au combien sensible...
L'ensemble du travail de Danh Vo est extrêmement intime et personnel même s'il utilise de grands moments historiques et politiques pour nous raconter sa propre histoire.
Je ne peux que vous encourager à aller voir par vous même ce que donne ses travaux en vous rendant au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris ( qui est très bien climatisée, je dis ça je ne dis rien )


Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
11 avenue de Président Wilson
75116-PARIS
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
Exposition en place jusqu'au 18 août 2013
L'accés aux collections permanentes est gratuit que vous possédiez ou non la carte "Tokyo Pass"


jeudi 18 juillet 2013

Almost free #9: Stefanie Schneider

Parfois, et ce malgré toute ma bonne volonté, il m'est impossible de prendre un cliché lorsque je visite une exposition ...
C'est ce qui s'est passé lors de ma visite de l'exposition "The Girl behind the white Picket Fence" de Stefanie Schneider qui expose actuellement à la galerie Catherine et André Hug:
Stefanie Schneider n'en est pas à sa premiére exposition à la galerie Catherine et André Hug puisque l'année dernière, quasiment à la même date d'ailleurs, elle avait également exposé son travail.
Cette fois l' exposition tourne principalement autour de photographies tirées de ses films et elle est complétée par un film  d'une soixantaine de minutes réalisé à partir de plusieurs milliers de Polaroïds:
j'ai d'ailleurs trouvé très intéressant le procédé qui consiste à créer de la matière à partir d'une autre matière:
comme j'aime souvent à le répéter:
"rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme".

Crédit-photo:StefanieSchneider

Stefanie Schneider travaille avec des Polaroïds périmés et le résultat est tout ce que j'aime:
un aspect irrégulier et flou qui contraste tellement avec la netteté presque effrayante que l'on peut obtenir maintenant avec les appareils numériques, des halos lumineux, des aberrations chromatiques qui sont le propre de la photographie argentique.
J'aime le Polaroïd car pour moi il est davantage "chargé" émotionnellement que le numérique, l'attente d'apparition de la photographie, cet espèce de moment suspendu où l'on se demande ce que ça va donner est irremplaçable .
En observant ces photographies on a l'impression d'être comme dans un rêve , j'ai pour ma part ressenti exactement cette sensation que l'on a lorsqu'on observe un paysage et qu'il y a trop de soleil...

Stefanie Schneider dit elle-même:
"La lumière du désert me donne le sentiment de possibilité illimitées. Une impression de liberté et d'espérance.Comme s'il n'y avait personne pour vous juger et que le cours du temps ne devait jamais cesser. Dans ces immensités désolées, il y a de l'abondance; abondance d'espace, de sujets à explorer, de lumiére."


L'oeuvre de Stefanie Schneider a pour but de nous faire entre-apercevoir la fragilité du rêve américain,  se mettant souvent elle-même en scène dans ses clichés elle nous fait passer son message à travers la fragilité même du médium qu'elle utilise:
quoi de plus fragile, de plus soumis aux aléas que ce petit morceau de papier photographique qu'est le Polaroïd ?
Je vous invite donc à aller voir son travail mais vite, très vite puisque le décrochage de l'exposition ne serait tarder !!

Galerie Catherine et André Hug
40 rue de seine/ 2 rue de l'échaudé
75006-PARIS
Ouverte du mardi au samedi de 11h à 13h puis de 14h30 à 19h
Exposition jusqu'au 20 juillet 2013 (!!!)

mercredi 10 juillet 2013

Almost free #8: Le collège des Bernardins

Le thermomètre annonce 28° aujourd'hui et comme en tant que parisien il est d'usage de râler je vais le dire:
il va faire trop chaud !!
Mais rassurez-vous rien ne vous oblige à passer l'après-midi enfermé chez vous tout volet fermé car heureusement j'ai une toute autre alternative à vous proposer:
une petite visite au collège des Bernardins.
Ce lieu historique de Paris, connu comme l'un des plus grands édifices médiévaux de Paris mérite vraiment de s'y arrêter !
Et détail non négligeable :
comme dans toutes les églises il y fait une température plus qu'agréable...

J'ai profité de ce petit stop au collège des Bernardins pour visiter l'exposition "l'arbre de vie" qui s'y tient actuellement et ceci jusqu'au 28 juillet (vite, vite c'est bientôt terminé pour celle-ci aussi ).
L'exposition est assez impressionnante puisque une énorme partie du collège des Bernardins est couverte par les oeuvres:
le jardin, la nef, les douves et l'ancienne sacristie rien que ça !!



Le sujet principal de l'exposition est l'arbre:
pour sa forte symbolique à travers l'histoire, son pouvoir sur l'imagination des hommes et la résultante qui est un fort questionnement sur l'origine de la vie elle-même.
Ce qui est particulièrement intéressant dans cette exposition c'est la façon dont les artistes contemporains illustrent ce thème millénaire:
installations vidéos, maquettes, sculptures,photographies etc...
Les oeuvres exposées n'ont rien à envier à ce qui se fait actuellement dans les plus grandes galeries ou musées et cette exposition issue du dialogue entre le profane et le sacré m'a fait quitter le lieu la tête pleine de questionnement ce qui est plutôt bon signe dans mon cas !

Mon coup de coeur va tout spécialement aux nichoirs à oiseaux présentés dans le jardin:
alliant à la fois le design et le rôle protecteur de cet abri pour créatures fragiles ils sont à dénicher au cours de la promenade !


Pour conclure:
++: le lieu, magique vaut le détour à lui tout seul si on rajoute un catalogue 'exposition à seulement 2 euros vu que l'exposition en elle-même est gratuite pas besoin d'en dire plus n'est-ce pas...
--: l'exposition est assez vaste et même si j'aime être autonome lorsque je me balade dans une exposition faire appel à un guide peut s'avérer fort utile bon malheureusement ce n'est réservé qu'aux groupe, dommage.

Collége des Bernardins:
18/24 rue de Poissy
75005-PARIS
Entrée libre
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 18h et le dimanche et jours fériés de 14h à 18 h.

mardi 2 juillet 2013

Almost free #7 : La Maison Européenne de la Photographie


La nouvelle installation de la Maison Européenne de la Photographie à été mise en place la semaine dernière, bien sûr à 17 h tapantes j'étais dans les lieux:
je ne rate quasiment jamais les expositions de la Maison Européenne de la Photographie d'abord parce que c'est dans un quartier (le marais) que j'affectionne et que je fréquente énormément, ensuite et surtout parce que les expositions sont toujours intéressantes et présentées avec grand soin.

Plusieurs artistes sont mis à l'honneur dans cette nouvelle installation :
Serge Aboukrat, Costa-Gavras, Ferrante Ferranti et Biasiucci /Paladino.
Si toutes les oeuvres présentées valent le détour j'ai tout particulièrement été attirée par le travail de Costa-Gavras et celui de Biasiucci et Paladino.



De Costa-Gavras je connaissais le travail de cinéaste mais pas du tout le travail de photographe!
Son travail est impressionnant puisqu'il nous dévoilent des photographies sans la moindre intentionnalité artistique mais qui sont de vrais petits bijoux...
Si je devais résumer en un mot ce qu'il qualifie lui-même" d'arrêt sur image" je dirai:
émotion.

Une émotion qui transparaît dans chacune de ses photographies :
son émotion l'ouverture du mur de Berlin (il était sur place pour tourner un film au moment où le mur à été détruit), émotion encore qui raconte son amitié avec Yves Montand dont quantité de photographies se trouvent être exposées.






Émotion toujours lorsqu'il parle de politique et de pouvoir car comme dans ses films, ses photographies nous parlent de l'homme et de ses engagements.
Quand il parle de la photographie Costa-Gavras dit ceci:
"Elle permet au regard de revenir sur ses pas, pour voir par où il est passé"
Je vous conseille vivement d'aller voir à travers le regard de Costa-Gavras ce qui s'est passé au cours de ces 50 dernières années...

L'autre partie des expositions qui m'a enchantée c'est celle qui regroupe les travaux
de Biasiucci et Paladino:
l'un est sculpteur, l'autre est photographe et leurs travaux se répondent avec une étonnante complémentarité.

J'ai un goût particulier pour les représentations du sacré (d'où certainement mon intérêt pour la dernière exposition de David LaChapelle) et les photographies d'Antonio Biasiucci m'ont enchantée pendant un long moment:
un vrai moment de grâce au milieu du tumulte que provoque souvent une exposition.
La connivence entre les travaux de ces 2 artistes nous place dans un aura mystérieuse, une forme de correspondance silencieuse semble s'instaurer:
on à presque une sensation de magie tout au long de l'exposition, ce qui est encore davantage accentué par la forte présence de cette culture du sud de l'Italie qu'on nous présente sous la forme d'un monde lointain qui porte le nom de Dragoni (qui signifie "enchanteur").




Laissez-vous donc enchanter par la Maison Européenne de la Photographie...
Ces expositions se trouvent dans la rubrique "Almost Free" puisque le MERCREDI à partir de 17h et ceci jusqu'à la fermeture (19H30) la Maison Européenne de la Photographie est GRATUITE pour tous !

Maison Européenne de la Photographie:
5/7 rue de fourcy
75004-PARIS
ouverte du mercredi au dimanche de 11h à 20h

mercredi 26 juin 2013

Almost free #6: Troy Henriksen


La semaine dernière j'étais invitée au vernissage de l'exposition de Troy Henriksen en l'honneur de sa nouvelle exposition "Let's get wasted", à la galerie W, rue Lepic dans le 18 éme.
J'ai été tout de suite séduite par la façon dont l'exposition est présentée:

"Un voyage dans la tête de l'artiste, dans ce qu'il regarde, la manière dont il perçoit les choses. On est là, à la source de son inspiration."Let's get wasted...".Une clé pour avoir accès à sa perception de sa réalité qui percute la notre.On est wasted, de plein fouet, de plein coeur."

Le processus artistique est quelque chose de complexe, qui certes demande du travail mais dont l'étincelle, le petit truc en plus reste un mystère qu'on est heureux de pouvoir toucher du doigt en s'interrogeant sur le travail de Troy Henriksen.

Crédit-photo:galerieW


Crédit-photo:galerieW


Chez cet artiste  que je ne connaissais pas (décidément vous allez finir par penser que je ne connais personne à force ...) j'ai tout particulièrement aimer apprendre qu'il avait commencer une vie avant de se consacrer à l'art (il était pécheur) et que contrairement à ce que pensent beaucoup de gens:
on peut changer sa vie si on le décide, rien n'est figé et la passion, la vocation peuvent bien se déclarer sur le tard si on est bon on est bon voilà tout.
Pour en revenir à Troy Henriksen c'est un artiste qui a exorciser bien des démons avec son travail artististique et dont les oeuvres contrairement à ce à quoi on pourrait s'attendre sont lumineuses, gaies et pleines de vie.
Comme Troy Henriksen s'est donné pour mission de transformer "les problèmes en beauté" je pense que le pari est réussi !
Son travail est toujours visible à la galerie W puisqu' il est résident permanent et cette exposition en particulier est en place jusqu'au 14 juillet 2013.

Galerie W
44 rue Lepic
75018-PARIS
Ouverte tous les jours de 10h30 à 20h

mercredi 19 juin 2013

Almost free #5: Loris Gréaud

Depuis ce matin 11h ( oui j'aime la précision) et ce pour quelques semaines  Loris Gréaud expose une oeuvre monumentale au centre Pompidou et une autre sous la grande pyramide du Louvre.


Mais commençons par une petite présentation de l'artiste si vous le voulez bien.
Loris Gréaud est un jeune artiste-plasticien, il est seulement âgé de 34 ans, et pourtant il est déjà mondialement connu  puisqu'il a déjà exposer son travail aussi bien à Tokyo, à Hong-Kong, à Milan mais aussi à New-York.
Sa démarche artistique est particulièrement intéressante et singuliére puisqu'elle utilise à la fois l'architecture et la mécanique quantique.
Le registre de la métamorphose est à la base de tous ses travaux, en effet pour lui un son est amené à devenir un objet, une rumeur une sculpture et une onde magnétique une lumiére !
Que dire des ses bonbons au goût d'illusion crée en 2004 avec le studio de production DHC research ???
Un projet utopique certes mais à la portée symbolique tellement forte ...








Avec cette nouvelle installation Loris Gréaud brouille une fois de plus les pistes car comme il le dit lui-même:
"L’espace entre deux oeuvres, l’inflexion de la pensée entre elles ou entre deux expositions sont aussi importants que l’oeuvre elle-même."

Les 2 installations portent le même nom (I) qui peut s'entendre aussi bien comme le "je" anglais que comme la manifestation de la verticalité de ces 2 oeuvres et l'artiste, qui aime présenter plusieurs oeuvres en même temps, veut nous amener nous les spectateurs à réfléchir sur l'une pendant le temps qui nous amène à l'autre et ça marche car pour avoir tester moi-même  je confirme que pendant le trajet qui me menait  à la seconde partie je me suis fortement interroger sur ce que j'aillais trouver en second lieu et surtout sur le lien qui unissait ces 2 oeuvres.




L'oeuvre qui est exposée à Beaubourg et qui
est complète avec les cascadeurs qui chutent, chutent et chutent encore sous les yeux des spectateurs n'est pourtant pas à reléguer au rang des attractions de foire car il s'agit ici de donner à cette sculpture une forme d'humanité.
Ces 2 oeuvres  rappellent 3 motifs récurrents dans L'Histoire de l'art:
-la tour, un symbole de l'utopie moderniste
-la chute des corps, comme une mise à l'épreuve des lois de la gravité
-la machine cinétique, qui exalte le mouvement.

L'oeuvre que l'on retrouve au Louvre est bien plus mystérieuse puisqu'il s'agit d'une statue drapée.
Fantomatique, Loris Gréaud la qualifie comme "une sculpture d'une sculpture drapée".
Elle incite au questionnement puisqu'on n'a de cesse de se demander ce qui se cache en dessous du drapé.


Pour Loris Gréaud la tour est un pur objet de contemplation et d'interrogation, le pari est donc réussi puisqu'on ne fait que s'interroger face à ces sculptures de plusieurs mètres de haut.
Ce que j'apprécie beaucoup dans le travail de Loris Gréaud c'est également le fait que pour lui "le champs de l'art n'a par définition pas de frontière", pour moi qui suis apprentie-plasticienne cette idée qu'il n'existe pas un art mais une quantité indéfinissable de façons de l'exprimer est très important et cela ouvre des perspectives énormes:
on peut donc tout faire (avec certaines limites cela va sans dire ...)

Les 2 oeuvres sont visibles gratuitement (pour une durée de 4 semaines au centre Pompidou et jusqu'au mois de janvier au Louvre)  :
si vous avez l'occasion d'aller les voir, de faire le parcours "initiatique" entre les 2 n'hésitez pas car elles sont des oeuvres d'art, là pour amener le spectateur à réfléchir, à se questionner et à s'interroger sur le sens des choses.











mercredi 12 juin 2013

Almost free #4: David LaChapelle

Voici déja venu le temps du billet "almost free" sur le blog le temps file, file, file c'est fou !!
Cette semaine j'ai choisi de vous parler de l'exposition David LaChapelle qui se tient actuellement à la galerie Daniel Templon à Paris et qui est bien évidemment gratuite.

Le vernissage a eu lieu jeudi dernier en présence de monsieur LaChapelle lui-même, c'était juste énorme de l'apercevoir (pour une fois je n'ai pas oser dégainer mon appareil le croyez-vous ?)
Son travail étant principalement tourné vers l'aspect expérimental et artistique c'est toujours avec intérêt que je découvre ses travaux même si parfois ils sont très surprenants ...
Les deux séries qui sont présentées à la galerie Daniel Templon s'intitulent "Last Supper" et "Still life".


Crédit-photo:DavidLaChapelle.com
                                                                          








Comme on peut s'en douter " Last Supper "(le dernier dîner)  est une référence à la Cène de Léonard de Vinci mais dans une version résolument contemporaine.
Ici la série se présente avec une séries de têtes coupées représentant Jésus, Marie et les apôtres accompagnées de mains sectionnées.
C'est donc un spectacle quand même assez impressionnant qui vous attend en observant ces photographies...

L'iconographie chrétienne tenant une grande place dans le travail de David LaChapelle il n'est pas étonnant de la retrouver ici:
David LaChapelle introduit régulièrement la notion de sacré dans ses travaux (ici la notion de martyre) en les mélangeant à des thèmes plus profanes(ici la société de divertissement).








La seconde série "Still life" est née d'une façon plutôt singulière:

David LaChapelle ayant été informé d'actes de vandalisme dans un musée de statues de cires à Dublin, il s'est rendu sur place pour photographier les statues brisées et trouver ainsi la matière première de ce qui allait devenir une série très complète!
Par la suite il a visiter d'autres musées aux Etats-unis et notamment en Californie et dans le Nevada pour continuer sa quête d'icônes brisées...

Cette série nous amènent vers une réflexion sur la fragilité de la célébrité surtout dans le système hollywoodien où aussitôt connues les célébrités sont aussitôt oubliées ce qui les amènent souvent à la sur-enchére comme nous pouvons tous le constater dans les médias .
Les corps des statues déformés, endommagés ont un côté hyperréaliste qui peut déranger mais c'est par ce biais que l'artiste souhaite nous faire réagir et ça marche je vous assure, de toutes manières on ne ressort pas vraiment le même après avoir observer le travail de David LaChapelle car que l'on aime ou que l'on aime pas, son travail ne peut laisser de marbre ...





Galerie Daniel Templon
30 rue Beaubourg
75003-PARIS
Du lundi au samedi de 10h à 19h
L'exposition David LaChapelle est ouverte jusqu'au 27 juillet 2013.

Info ++: je parle de l'exposition dans l'émission de Lise Pressac "Des clics et des claques " à écouter juste ici et c'est à partir de la minute 111