dimanche 16 juin 2013

Wish-list #5

Cette semaine nous allons officiellement fêter l'été, en mettant le nez à ma fenêtre je dirai qu'il a mis le temps mais qu'il est là et comme mieux vaut tard que jamais (ok je sors ...)
Donc pour cette nouvelle wish-list j'ai évidemment encore plusieurs choses très sympathiques qui se profilent à l'horizon.
Du côté des expositions tout d'abord:

-l'exposition Philippe Cognée à l'école nationale des Beaux-arts:
Philippe Cognée est un peintre français mais aussi un graveur et un dessinateur vu que ses travaux m'ont largement inspirés cette année dans mon cheminement artistique je vais filer à cette exposition-là avec un grand plaisir.
Crédit-photo:ensba.fr




-Parce que j'aime l'art contemporain mais pas seulement  je vais également me rendre au musée Jacquemart-André pour voir l'exposition consacré à Eugéne bourdin , lorsqu'un des précurseurs de l'expressionnisme, adulé par Monet et Corot, a une exposition consacrée à ses travaux ça vaut généralement le détour:
"le roi des ciels"comme on l'appelait mérite bien une petite visite!
Crédit-photo:wikipédia

-Si vous me suivez sur instagram vous avez pu remarquer que je vais souvent (très très souvent même) à Beaubourg et bien j'y retourne dès mercredi pour voir l'installation de Loris Greaud, ses travaux sont toujours inspirants cette fois en plus ça se décompose même en 2 endroits (la seconde partie est au Louvre).
Crédit-photo:vogue.fr























Du côté du cinéma ça se complique car cette semaine c'est 4 sorties cinéma (vous savez bien lu) dont les bandes-annonces m'ont interpellé !

    "a very english man"                                                                     "Josephine"                                                             

    Joséphine : Affiche
    Crédit-photo:allociné.fr"a very english man
A very Englishman : Affiche
Crédit-photo:allociné.fr




















-"Man of steel"                                                                                                   -"room 237"

                                                                                        
Room 237
Crédit-photo:allociné.fr



Man of Steel
Crédit-photo:allociné.fr





Et l'installation d'un lit de camp à Beaubourg ET au MK2 on en parle ou pas ???
Et si pour terminer la semaine le 21 juin Paulette magazine fête la musique au Nuba et bien moi je dis pourquoi pas ?



Toutes les informations sur l'événement sur la page Facebook de Paulette magazine .
Bon début de semaine à toutes (et à tous).

samedi 15 juin 2013

Le côté obscur #6: The bling ring/ Black bird

Comme d'habitude maintenant, cette semaine je vais vous parler de 2 films et cette semaine le bonus c'est que ces 2 films sont très complémentaires !!

Tout d'abord "The Bling Ring", le petit dernier de Sophia Coppola.
Après avoir été passablement déçue par "Somewhere" il y a quelques années (et enchantée par Marie-Antoinette il y a encore plus d'années de ça )  je me demandais bien à quoi m'attendre avec ce nouveau film:


le synopsis résume une histoire que nous avons tous entendus à la télévision, celles d'enfants riches, désoeuvrés et toxicomanes (ce qui va bien souvent ensemble) qui vont se livrer à une série de larcins impressionnants dans les maisons des stars, dont ils profitent de l'absence, pour faire leur shopping dans les placards étant informés via les réseaux sociaux.
Sophia Coppola aborde ici le malaise adolescent et on est interloqués de voir ces jeunes à la vie pourtant privilégiée s'ennuyer à tel point qu'ils se doivent de commettre des délits pour se donner un peu d'adrénaline sans penser une seule seconde aux conséquences (euh la prison on en parle ?)...

 Je n'ai pas vraiment été convaincue par le film que j'ai trouvé très répétitif , assez lent même si des efforts ont été fait par rapport au précédent, j'aurai aimer un développement sur la psychologie des personnages, leurs histoires personnelles, les réactions des familles avant/après par exemple plutôt que la redite de ce que l'on a déjà vu mille fois aux informations...


Pour conclure:
++: la bande-son, punchy et entraînante.
--: le film aurait gagner à développer la seconde partie celles des confessions, du procès parce qu'un cambriolage ou deux auraient largement suffit pour comprendre l'intrigue.
Pour compléter ce petit état des lieux aller lire l'avis de Vivi, où sur son blog elle nous livre ses impressions sur "The Bling Ring".

A côte du film de Miss Coppola "Blackbird" est une claque !
Une fois encore c'est le thème du malaise adolescent qui est abordé mais c'est fait sous un tout autre angle:

ici pas de voiture de luxe ni de collection de chaussures outrageuse non ici c'est plutôt de la solitude, de l'incompréhension et du rejet dont il est question.


Les difficultés d'intégration, le dialogue de sourds avec les parents, l'histoire d'amour contrariée bref tous les ingrédient de cette période particulière, que l'on nomme adolescence, sont là, ce qui m'a vraiment touchée dans ce film c'est cette idée que la machine judiciaire peut s'emballer à tout moment, la pensée qu' internet peut-être un outil fabuleux mais parfois à double-tranchant et cette sensation d'équilibre tellement fragile qui rythme toute l'histoire et puis ce film, il faut le dire, pour moi c'est surtout un grand cri contre l'intolérance, qui en ce moment fait pas mal parler d'elle...

Le désarroi du père, palpable pendant tout le film, m'a également beaucoup émue car il est toujours extrêmement difficile de concilier ce que l'on peut, ce que l'on veut et ce que l'on doit et plus encore lorsqu'il faut agir pour le bien d'autrui.

Pour ma part je trouve bien dommage qu'il soit si peu distribué, j'ai pu me rendre compte qu'il n'y avait des séances que dans 2 salles à Paris ça fait vraiment léger et c'est dommage car du coup beaucoup de gens vont passer à côté de ce film qui mérite d'être vu que l'on soit adolescent ou adulte.

Pour conclure:
++: avec son un petit air de Gus Van Sant pas de doute Jason Buxton, qui signe ici son premier film, fera sans doute parler de lui.
--: quelques longueurs tout de même, le film aurait gagner à être un poil plus court sur la fin.

mercredi 12 juin 2013

Almost free #4: David LaChapelle

Voici déja venu le temps du billet "almost free" sur le blog le temps file, file, file c'est fou !!
Cette semaine j'ai choisi de vous parler de l'exposition David LaChapelle qui se tient actuellement à la galerie Daniel Templon à Paris et qui est bien évidemment gratuite.

Le vernissage a eu lieu jeudi dernier en présence de monsieur LaChapelle lui-même, c'était juste énorme de l'apercevoir (pour une fois je n'ai pas oser dégainer mon appareil le croyez-vous ?)
Son travail étant principalement tourné vers l'aspect expérimental et artistique c'est toujours avec intérêt que je découvre ses travaux même si parfois ils sont très surprenants ...
Les deux séries qui sont présentées à la galerie Daniel Templon s'intitulent "Last Supper" et "Still life".


Crédit-photo:DavidLaChapelle.com
                                                                          








Comme on peut s'en douter " Last Supper "(le dernier dîner)  est une référence à la Cène de Léonard de Vinci mais dans une version résolument contemporaine.
Ici la série se présente avec une séries de têtes coupées représentant Jésus, Marie et les apôtres accompagnées de mains sectionnées.
C'est donc un spectacle quand même assez impressionnant qui vous attend en observant ces photographies...

L'iconographie chrétienne tenant une grande place dans le travail de David LaChapelle il n'est pas étonnant de la retrouver ici:
David LaChapelle introduit régulièrement la notion de sacré dans ses travaux (ici la notion de martyre) en les mélangeant à des thèmes plus profanes(ici la société de divertissement).








La seconde série "Still life" est née d'une façon plutôt singulière:

David LaChapelle ayant été informé d'actes de vandalisme dans un musée de statues de cires à Dublin, il s'est rendu sur place pour photographier les statues brisées et trouver ainsi la matière première de ce qui allait devenir une série très complète!
Par la suite il a visiter d'autres musées aux Etats-unis et notamment en Californie et dans le Nevada pour continuer sa quête d'icônes brisées...

Cette série nous amènent vers une réflexion sur la fragilité de la célébrité surtout dans le système hollywoodien où aussitôt connues les célébrités sont aussitôt oubliées ce qui les amènent souvent à la sur-enchére comme nous pouvons tous le constater dans les médias .
Les corps des statues déformés, endommagés ont un côté hyperréaliste qui peut déranger mais c'est par ce biais que l'artiste souhaite nous faire réagir et ça marche je vous assure, de toutes manières on ne ressort pas vraiment le même après avoir observer le travail de David LaChapelle car que l'on aime ou que l'on aime pas, son travail ne peut laisser de marbre ...





Galerie Daniel Templon
30 rue Beaubourg
75003-PARIS
Du lundi au samedi de 10h à 19h
L'exposition David LaChapelle est ouverte jusqu'au 27 juillet 2013.

Info ++: je parle de l'exposition dans l'émission de Lise Pressac "Des clics et des claques " à écouter juste ici et c'est à partir de la minute 111

Art sémantique

J'ai pensé un instant garder l'information pour moi tellement le concept m'avait plu (je sais ce n'est pas bien ) et puis finalement "Girls have periods" nous concernant toutes et tous (qui n'a pas une soeur, une mère, une compagne, une collègue dans son entourage ?) je vais donc partager l'information au même titre que Vivi, Saat, Daily Elle ou Paulette magazine !

Crédit-photo:girlshaveperiods


Mildred Simantov fait du design sémantique autrement dit travaille le poids des mots sur des objets lights, partant du principe que cette période du mois n'est pas faite pour être vécue cachée aux yeux de tous Mildred à créer tout un univers ( une communauté est d'ailleurs en train de se former autour de son idée lumineuse) .
Ce que j'ai tout particulièrement aimer dans cet univers "Girls have periods" c'est le côté ludique et graphique ( ses photos quotidiennes sur instagram sont de vrais bonbons) dont je me régale chaque jour.






Crédit-photo:girlshaveperiods





Jamais trash Mildred a choisit la voie de l'humour et franchement ça fait un bien fou de dédramatiser "la situation"et comme le dit Mildred elle-même sur son site:
"c'est en découvrant l'"Acqua Antisterica" de la cultissime pharmacie Santa Maria Novella à Venise que l'idée de Girls Have Periods est née. Si la pharmacie florentine proposait un produit anti-hystérique à sa clientèle, pourquoi ne pas relever le défi d'afficher nos sautes d'humeurs, nos envies, nos furieuses pensées en les signalant haut et fort."

Si vous n'avez pas encore votre tote "Girls have periods" allez faire un petit tour sur le shop mon petit doigt me dit qu'ils finiront par être collector .

D'ailleurs si le tote ne vous dit rien vous avez du choix sur le site entre les bodys pour bébés, les coques de téléphone portables et autres badges (craquage total sur le badge présenté comme une déclaration d'amour)
Crédit-photo:girlshaveperiods


















Et pour avoir eu la chance de la rencontrer je peux vous dire que c'est un amour de fille comme on en rencontre rarement:
Mildred you rocks !!!
Tout ceci et bien plus encore sur le site de Mildred.

mardi 11 juin 2013

Avant/après...



C'est une comparaison très intéressante que nous propose le BAL pour cette nouvelle installation:
des artistes ayant plusieurs générations d'écart se font face et se répondent à travers leurs travaux respectifs.
Bas Jan Ader est un artiste néerlandais, né en 1942, ayant vécu en Californie tandis que Taiyo Onorato et Nico Krebs, nés en 1979, sont des artistes suisses vivant à Berlin.
Le point commun de leur travaux est une certaine vision de la réalité et la fameuse "rencontre fortuite de Marcel Duchamp avec Buster Keaton".




Pour ce faire le Bal présente 4 films de Bas Jan Ader dont le thème principal est la gravité, la gravité dans tous les sens du terme autant la qualité sentencieuse d'un ton que celle qui régit les lois de l'attraction, car il tombe, il tombe d'ailleurs il ne fait que tomber dans ces vidéos (intitulées "Fall 1" , "Fall 2" etc... ça ne s'invente pas ) ce qui finit par donner un sens comique à tout ça car si lors du premier visionnage on s'inquiète de le voir ainsi chuter (visiblement sans la moindre protection d'un arbre, d'un toit, à l'eau ) le comique de répétition finit par prendre le dessus et personnellement j'ai fini par rire !
L'artiste s'abandonne, se mettant lui-même au simple rang d'objet (d'où la référence à Duchamp et au "readymade").











Avec Tayio Onorato et Nico Krebs c'est un tout autre univers qui se présente à nous:
ils se présentent eux-même comme des photographes de deuxième ou de troisième génération ( ils sont des enfants d'immigrés) et c'est une vision de leur propre monde qu'ils nous présentent.

Leurs photographies sont là pour nous rappeler qu'à la base, avant que la photographie ne soit poster sur internet ou publiée dans un magazine elle à été prise par une personne, qu'elle faisait état d'une réalité.
Pour ces photographes le but de leur travail est de revenir à la réalité, une réalité qui disparaît bien trop souvent derrière les multiples écrans auxquels nous faisons face à longueur de temps !
Et pour mieux nous sortir de la torpeur une merveilleuse machine est là et elle tape de façon discontinue des coups de marteau sur une plaque de métal:
tonk, tonk, tonk comme pour nous réveiller d'un rêve éveille et ça fonctionne je vous assure .






Pour conclure:
++: la scénographie du lieu se prête tout particulièrement à l'exposition puisqu'on explore d'abord l'univers de Bas Jan Ader avant de descendre explorer l'univers de Tayo Onorato et Nico Krebs.
--: comme dans beaucoup de lieux qui allient salle d'exposition et restaurant les odeurs de cuisine sont un peu écoeurantes ...